Ce conte, ainsi que d’autres fables d’Ésope, a été écrit à l’origine en grec par Démétrius de Phalerum. Puis, la traduction latine a été exécutée par Phaedrus au Ier siècle. À la fin du XVIIe siècle, Jean de La Fontaine a traduit ces contes en français, communément appelés les Fables de La Fontaine.

Ces histoires ont voyagé d’une culture à l’autre avant même le temps du Christ ! Alors, est-il possible que le sens et la connotation d’origine de cette histoire aient été perdus quelque part dans la traduction ? La plupart d’entre vous diront que comment une histoire simple avec un sens simple peut-elle être mal interprétée ? Eh bien, continuez à lire.

L’histoire du « Renard et les Raisins ».

Renard et raisins

Cette histoire a de nombreuses versions, car il y a beaucoup d’écrivains et de poètes qui l’ont traduite d’une époque à l’autre. Le premier écrivain à traduire les fables d’Esope en anglais fut William Caxton. Cependant, une autre version popularisée de ce conte est celle de V.S. Vernon Jones. Sa version est mentionnée ci-dessous.

William Caxton

William Caxton

« Un renard affamé vit de belles grappes de raisin suspendues à une vigne entraînée le long d’un haut treillis, et fit de son mieux pour les atteindre en sautant aussi haut que possible dans les airs. Mais c’était en vain, car ils étaient hors de portée : il abandonna d’essayer, et s’en alla avec un air de dignité et d’insouciance, remarquant : « Je pensais que ces raisins étaient mûrs, mais je vois maintenant qu’ils sont assez acides. » »

Une autre version, relativement élaborée, de l’histoire qui souligne les efforts du renard pour obtenir les raisins, et qui résume aussi la morale de l’histoire, est écrite comme suit.

« Un jour d’été chaud, un renard se promenait dans un verger jusqu’à ce qu’il arrive à une grappe de raisin en train de mûrir sur une vigne qui avait été entraînée sur une haute branche. « Juste ce qu’il faut pour étancher ma soif », dit-il. En reculant de quelques pas, il a couru et sauté, et a raté de peu le peloton. Se retournant de nouveau avec un Un, Deux, Trois, il sauta, mais sans plus grand succès. Il essaya encore et encore après la bouchée tentante, mais il dut enfin l’abandonner et s’en alla le nez en l’air en disant :  » Je suis sûr qu’ils sont acides « .

C’est facile de mépriser ce qu’on ne peut pas avoir. »

Le poète français Jean de La Fontaine a conclu l’histoire par un commentaire ironique et un jeu de mots. La version suivante a été traduite du français par Elizur Wright.

« Un renard, presque mort de faim,

Quelques raisins sur un treillage espionnant,

A toute apparence mûre, vêtue d’un bardage

Leur séduisante peau roussâtre,

La plupart d’entre eux les auraient volontiers mangés ;

Mais comme il n’a pas pu les avoir,

Si loin au-dessus de sa portée la vigne–

Ils sont aigres, dit-il, de tels raisins comme ceux-ci,

Les chiens peuvent les manger s’ils le veulent !

N’a-t-il pas mieux fait que de se plaindre ? »

Résumé et analyse

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