L’orateur dit qu’il a été témoin des ruelles et des rues les plus déprimantes de la ville lorsqu’il se promène seul la nuit. Il n’est pas clair pourquoi l’orateur pense que les ruelles sont tristes, il se peut qu’elles lui rappellent tout ce dont il est mécontent, ou que ces rues particulières abritent les plus pauvres des pauvres de cette ville, ou même qu’elles soient inhabitées. Quelle qu’en soit la raison, ces ruelles de la ville lui donnent un sentiment de désolation.

J’ai croisé le veilleur de nuit dans son secteur.

Lorsque l’orateur se promène par une nuit sombre et solitaire, il a souvent rencontré le gardien, qui peut être un garde ou un policier, lors de ses rondes. Se promener en ville la nuit est normal pour le gardien, qui ne fait que son travail, et il est possible qu’il se méfie d’un homme seul qui se promène dans la rue.

Et j’ai baissé les yeux, ne voulant pas m’expliquer.

Alors même qu’il passait devant le gardien, l’orateur n’a pas croisé son regard et n’a eu aucune interaction avec lui. Il peut y avoir plusieurs raisons à l’absence de contact entre les deux – l’orateur est trop perdu dans ses propres pensées déprimantes pour vouloir s’arrêter et expliquer au gardien ses raisons d’être dehors si tard le soir, ou le gardien est simplement inaccessible et méfiant envers la figure désolante, ou l’orateur veut simplement être laissé seul. Il ne veut pas s’expliquer, ni parler à quelqu’un de ce qu’il traverse.

Je me suis arrêté et j’ai arrêté le bruit des pieds

Lors des nuits ennuyeuses et solitaires, l’orateur s’est arrêté en marchant. Cette ligne montre clairement à quel point la nuit est sombre et solitaire, car l’orateur marche dans le silence total, et le seul bruit qu’il entend est celui de ses pieds lorsqu’il marche dans la rue. L’orateur s’est soudain arrêté de marcher pour une raison quelconque, et le bruit de ses pieds, qui était son seul compagnon, l’a maintenant abandonné lui aussi.

Au loin, un cri interrompu s’éleva sur les maisons d’une autre rue.

Ces lignes nous disent pourquoi l’orateur s’est soudainement arrêté de marcher. D’une autre rue, il entendit un cri, ou peut-être un cri, qui était déformé à cause de la distance. Ce cri n’avait rien à voir avec lui, et pourtant, il se demande qui pleurerait comme ça par une nuit terriblement triste comme celle-ci, et pourquoi.

Mais pas pour me rappeler ou me dire au revoir ;

Le conférencier a été déçu lorsqu’il s’est rendu compte que le cri n’était pas pour lui, même s’il le souhaitait. L’orateur aurait souhaité que le cri puisse être celui d’une personne qui l’appelait pour qu’il revienne à la maison, ou celui d’une personne qui l’appelait pour lui dire au revoir jusqu’à ce qu’il se rencontre à nouveau. Cependant, c’était juste un cri aléatoire d’une personne au hasard dans la ville, et il s’est rendu compte qu’il n’avait personne qui se souciait assez pour lui demander de ne pas être dehors par une nuit comme celle-ci.

Et plus loin encore, à une hauteur surnaturelle, une horloge lumineuse contre le ciel

Le fait qu’il n’y avait personne qui criait pour lui a rendu l’orateur encore plus triste. Il lève les yeux vers une  » hauteur surnaturelle « , c’est-à-dire très haut dans le ciel, où la lune brille de tous ses feux, guidant le chemin. L’horloge lumineuse du poème est en fait la lune elle-même, et puisque l’orateur connaît la nuit, il essaie peut-être de comprendre l’heure en regardant la lune. L’orateur a le sentiment que la lune est trop loin, soulignant encore une fois la solitude qu’il ressent, ainsi qu’un manque de connexion avec qui que ce soit.

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