Dans ces lignes du poème de Lord Gordon Byron « Don Juan », le poète s’épanouit lorsqu’il utilise des images classiques pour décrire la beauté de Donna Julia, puis passe brusquement du sublime au ridicule !

Bildungsroman : Ce mot allemand se traduit essentiellement par « roman de formation » ou roman d’avènement de l’âge. Aussi appelé roman d’apprentissage et erziehungsroman, il raconte l’histoire du parcours d’un protagoniste de la jeunesse à la maturité – psychologique, morale, physique, sociale, spirituelle – au sens figuré ou métaphorique. Ainsi, le personnage central est représenté d’une manière qui permet au lecteur de tracer littéralement le graphique de transition de l’enfance à l’âge adulte du protagoniste. Des exemples courants de bildungsroman sont « Wilhelm Meister’s Apprenticeship », « Portrait de l’artiste en jeune homme », « Autant en emporte le vent », « The Catcher in the Rye », « A Day No Pigs Would Die », « The Outsiders » et « The Kite Runner ».

Cliffhanger : Ce dispositif est le plus efficace dans la fiction sérialisée où à la fin de chaque épisode, le ou les protagonistes sont laissés dans une situation précaire qui est trop accablante de dynamique pour en sortir ou en sortir vainqueur. Il s’agit avant tout d’un modus operandi pour garder les lecteurs accrochés à la série afin qu’ils finissent par lire les épisodes qui suivent. Le quotient de suspense est le plus élevé à la fin du texte. Le lecteur n’a pas d’autre choix que d’inventer sa propre fin ou de lire les parties qui vont suivre. Cette pratique a été largement popularisée à la fin des années 1800 lorsque les journaux et les magazines ont publié des articles en partie. Lorsque le troisième roman de Thomas Hardy, « A Pair of Blue Eyes », fut publié chaque mois par « Tinsley’s Magazine », de septembre 1872 à juillet 1873, l’auteur termina l’un des chapitres avec le protagoniste Henry Knight suspendu à une falaise, obligé de regarder directement dans les yeux d’un trilobite fossilisé. C’est ainsi qu’a été créé le dispositif qui a littéralement pris son nom de cette astuce de l’auteur pour attirer l’attention de ses lecteurs crochet, ligne et plomb.

Climax : C’est la disposition des idées dans un ordre croissant de leur importance. Il met l’accent sur le sens d’une manière claire et efficace. Il est venu, il a vu, il a conquis, son village, son état, sa nation étaient sa fierté,’Mangez, buvez et dormez ou la ligne de William Shakespeare « The Passionate Pilgrim, XIII » – …Perdu, vénéré, brisé, mort en une heure.

Ellipsis : C’est l’omission d’un ou de plusieurs mots d’une phrase qui peut sembler grammaticalement incorrecte, mais le sens est facilement transmis. Exemple : John sait jouer de la guitare et Mary du violon. Le but est généralement de faire en sorte que le texte écrit ressemble de très près au langage parlé.

Epiphanie : Une prise de conscience soudaine et perspicace s’appelle une épiphanie. C’est un moment philosophique « Eureka ! » qui permet à un protagoniste de démêler toutes les convolutions – physiques ou mentales – qui le tourmentent consciemment ou inconsciemment. Un moment d’épiphanie soudaine lui permet de voir une situation d’une perspective profonde où il peut voir une situation ou un événement – social ou personnel – d’une manière plus holistique. Le tableau d’ensemble devient soudainement plus clair. James Joyce a utilisé ce dispositif dans son recueil de nouvelles « Dubliners » à profusion, où les protagonistes ont vécu ce moment d’ouverture qui a sensiblement modifié leur perception de soi ou de la société et a entraîné un changement de cœur chez certains d’entre eux.

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